Berlinale: L'enfant d'en haut, formidable film suisse en compétition!

L'enfant d'en haut © Roger Arpajou

Le film suisse en compétition, L’enfant d’en haut, a reçu un accueil formidable et de nombreux applaudissements à la fin de sa projection. Il faut dire que le film de la Suissesse Ursula Meier est l’un des films les mieux réussit dans la compétition – jusqu’à présent, à mi-berlinale – en termes de subtilité et finesse dans le traitement du sujet tout comme dans le cinématographie, il est vrai aidée par le décor naturel tout en contraste entre la montagne et la plaine et le travail de photographie d’Agnès Godard, déjà présente sur son premier film « Home ». Même si cette année la concurrence est rude dans la section compétition, on peut espérer – en se tenant les pouces – quelque chose pour cet enfant d’en haut qui raconte un peu la Suisse, assez l’état social du monde et beaucoup l’humain.

Un frère, une sœur

Simon, 12 ans, prend tous les jours la télécabine qui relie la plaine à la riche station de ski qui se trouve en haut. Il s’y rend pour y faire en quelque sorte son marché : nourriture, skis, équipements qu’il vole aux riches touristes. Il en profite pour parler aux gens auxquels il dit être orphelin et vivre seul avec sa sœur. Dans le haut de sa vie, il s’évade, s’invente un monde. Une fois en bas, il revend ce qu’il a volé afin de subvenir aux besoins minimaux de sa sœur et lui. Louise à la vie dissolue, qui ne travaille pas régulièrement, accepte ce comportement de Simon. Au fil du temps, elle devient de plus en plus dépendante pécuniairement de lui, alors que lui a peur de l’abandon, recherche désespérément son amour. Oscillant constamment entre tendresse et tension, cette interdépendance mène parfois au rejet violent de part et d’autre. Les acteurs sont extraordinaires, Kacey Mottet Klein, qui était déjà du premier film d’Ursula Meier, et Léa Seydoux arrivent à produire des sentiments de manière organique, à faire sentir au spectateur leurs fêlures, leur souffrance et ceci sans que leur passé ne soit vraiment expliqué, juste effleuré dans l’incarnation des personnages.

La suite par le même auteur dans Le Courrier de Genève du 15 février www.lecourrier.ch à qui nous avons donnée la priorité sur les propos de la réalisatrice.

Malik Berkati, Berlin

d’Ursula Meier; avec Léa Seydoux, Kacey Mottet Klein, Gillian Anderson, Jean-François Stévenin; Suisse; 2012; 97 min.

© j:mag Tous droits réservés

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Rédacteur en chef j:mag

2 comments

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