Weihnachtsfilmfestival: 1er festival du film de Noël à Berlin

C’est bientôt Noël et vous préparez vos piles de DVD à regarder pendant les quelques jours nécessaires à la digestion de la dinde, des marrons et de la bûche. Si vous êtes à Berlin les 24-25-26 décembre, réjouissez-vous : vous pourrez prolonger la fête au cinéma à l’occasion du 1er Festival du film de Noël co-organisé par la rédactrice culture de j :mag que nos lecteurs germanophones connaissent bien, Teresa Vena et le réalisateur André Kirchner. Teresa Vena a accepté de passer de l’autre côté du miroir et se laisser interviewer.

Teresa Vena Photo: André Kirchner, 2016

Teresa Vena
Photo: André Kirchner, 2016

Comment avez-vous eu l’idée de ce festival?

L’idée vient d’André. Il voulait réunir ses deux passions – fêter Noël, il a de bons souvenirs d’enfance de cette période, et voir des films, il est cinéaste. J’ai rejoint le projet car cela fait quelques années que j’essaie de fêter Noël différemment de ce que j’ai connu avec ma famille et comme j’aime beaucoup le cinéma, c’est une parfaite alternative pour moi. Ce qui m’intéresse le plus dans cette idée, c’est que nous programmons un bon nombre de films qui montrent la période de Noël de façon critique et satirique.

Qu’attendez-vous comme public?

Des jeunes qui ne rentrent pas chez eux pendant les fêtes, a priori plutôt des jeunes d’origine extra-européenne, mais aussi des trentenaires qui fêtent ici Noël en famille mais veulent avoir une alternative au programme traditionnel. Mais comme c’est la première édition, nous ne savons pas vraiment quel public sera en majorité intéressé : ce sera la surprise !

Votre programme est très axé sur les courts métrages: c’est une question technique ou un choix délibéré de votre part?

Après notre appel à films nous avons reçu plus de 800 propositions et parmi elles, beaucoup plus de courts que de longs métrages. On a concentré les blocs de courts le 25 car c’est certainement le jour où les spectateurs auront le moins le temps de regarder des longs métrages.

En regardant le programme, on constate qu’il y a de nombreux films d’horreur. Est-ce un des points forts de votre programmation ?

Oui, selon moi c’est la section du programme des courts métrages la plus forte, mais cela reflète aussi mon intérêt personnel, c’est ce que je recherche plutôt dans les sujets de films sur Noël. Ils sont forts car ils laissent apparaître une grande imagination, prennent des motifs traditionnels et les retravaillent, les détournent de façon originale. Il y a aussi deux longs métrages qui sont des films  d’horreur, donc oui on peut dire que c’est un point fort du programme. On remarque une certaine joie, une passion chez les cinéastes à faire des films d’horreur sur Noël.

Vous avez fait un appel à l’international et avez choisi des films issus de 25 pays. Ils viennent de tous les continents?

Oui, presque. Par exemple on est assez fiers d’un film qui vient de Chine, Father Christmas de Hu Jinyan. C’est un documentaire sur une fabrique qui produit des décorations de Noël et qui est esthétiquement très bien fait. On a plusieurs films du Canada, des films scandinaves, un long métrage belge, des films russes, d’Italie, de Grèce, plusieurs d’Angleterre et des États-Unis…

À travers l’ensemble de la programmation voit-on des différences, des caractéristiques selon les régions ou  le rendu est-il homogène et c’est simplement une histoire de génération qui voit la période de Noël d’une manière différente?

Selon moi, on voit des différences entre les films d’Europe du sud – Italie, Grèce, France – qui sont beaucoup plus à la recherche d’une esthétique classique reliée au sujet de Noël que les films provenant de Scandinavie par exemple. Ils sont beaucoup plus kitsch, centrés sur la famille avec un certain happy end tout comme ceux provenant des États-Unis.

Quel est le film à ne pas manquer ?

© PROBLEMSKI HOTEL, Manu Riche 2015

© PROBLEMSKI HOTEL, Manu Riche 2015

Tous les longs métrages sont vraiment intéressants et proposent une large vision sur la thématique. Outre le documentaire chinois, je citerais particulièrement la comédie noire belge Problemski Hotel de Manu Riche basé sur le roman de l’écrivain flamand plusieurs primé Dimitri Verhulst. Le livre date certes de plus de 10 ans, avant la grande vague de migration que nous connaissons  – l’auteur avait passé plusieurs mois dans un centre d’accueil pour requérants d’asile – mais cette adaptation est extrêmement actuelle au regard de ce qu’il se passe depuis deux ans en Europe.
Je mettrais en évidence également le bloc réservé aux courts métrages produits en Allemagne : on pense toujours que le cinéma allemand n’est pas capable de produire des comédies intelligentes, ce sera l’occasion de voir que si.

Propos recueillis à Berlin par Malik Berkati

Weihnachtsfilmfestival du 24-26 décembre 2016 au Kino Moviemento en présence de 5 réalisateurs de courts – et deux de longs métrages à confirmer. La plupart des films – 6 longs métrages et 65 courts métrages – sont programmés avec des sous-titres anglais ou en version originale anglaise, quelques films sont sous-titrés en allemand.
http://weihnachtsfilmfestival.de

© j:mag Tous droits réservés

Enregistrer

Advertisements

About malik berkati

Rédacteur en chef j:mag

Laisser un commentaire

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Changer )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Changer )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Changer )

Connecting to %s

%d bloggers like this: